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Le stress est aujourd’hui surnommé le mal du siècle. Il peut être un facteur important dans la perturbation de notre état de santé ainsi que sur le déclenchement de nombreuses pathologies. La vie quotidienne, aussi bien personnelle que professionnelle, est parfois difficile à équilibrer et notre organisme répond physiologiquement par du stress. L’alimentation est une des multiples solutions sur lesquelles nous pouvons agir pour tenter de gérer son stress autrement. 

Qu’est-ce que le stress ? 

Le stress est avant tout une réponse physiologique de l’organisme. En effet, ce phénomène nous permet de revenir à l’équilibre quand nous devons faire face à des situations inconnues. Son mécanisme se décrit en 3 trois étapes : une phase d’alarme caractérisée par une forte sécrétion d’adrénaline, une phase de résistance où le taux de cortisol s’élève alors que ceux de sérotonine et de dopamine ont tendance à diminuer et une phase d’épuisement marquée par un effondrement des taux de sérotonine et de dopamine. Si le stress perdure dans le temps et devient chronique, alors le cortisol s’épuisera lui aussi et nous subirons une phase de fatigue psychique et physique.  Le déséquilibre de l’ensemble de ces neurotransmetteurs, autrement dit de ces messagers chimiques, peut entraîner diverses perturbations au sein de l’organisme comme une diminution de l’immunité, des troubles de l’humeur mais aussi de l’appétit, des insomnies… 

Source : Image tirée du site de l’Institut Européen de Diététique et Micronutrition (IEDM), https://www.iedm.asso.fr/ 

Le stress, aigu comme chronique, est considéré comme le mal du siècle car il peut entraîner diverses pathologies. Il est d’abord l’ennemi du cœur. En effet, le stress peut rétrécir les artères ce qui peut diminuer le volume sanguin et favoriser l’hypertension artérielle. Le stress est donc un facteur de risque des pathologies cardiovasculaires. De plus, le stress sur le long terme peut ralentir le système immunitaire. Nous pouvons alors devenir plus sujets aux infections extérieures. L’augmentation du taux de cortisol est également connue comme un facteur de prise de poids : le cortisol provoque des pics de glycémie pour fournir l’énergie nécessaire à l’organisme, qui augmentent à leur tour le stockage des graisses. Enfin, le stress est de plus en plus souvent mis en lien avec l’apparition de pathologies inflammatoires comme l’eczéma, les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), le syndrome de l’intestin irritable…  

De l’assiette au cerveau  

Les neurotransmetteurs cités précédemment permettent aux neurones de communiquer entre eux pour transmettre des messages. Ils jouent donc un rôle primordial dans la régulation de l’humeur et la gestion des émotions. 

  • L’adrénaline, surnommée « l’hormone du stress » est fortement sécrétée en cas d’émotion intense ou lorsque les battements du cœur augmentent soudainement. Elle nous stimule et nous permet de faire face à la situation. 
  • La sérotonine, surnommée « l’hormone du bonheur et du bien-être », est présente dans l’organisme pour favoriser la sensation d’apaisement. 
  • La dopamine, surnommée « l’hormone du plaisir », est impliquée dans le circuit de la récompense. Elle favorise la motivation et joue donc un rôle dans de nombreux comportements. 

Ces neurotransmetteurs sont fabriqués à partir d’acides aminés essentiels, la tyrosine et le tryptophane, lorsqu’ils entrent dans le cerveau. Ces actions nécessitent divers nutriments comme les glucides mais aussi le fer ! Une fois prêts, ils vont se stocker dans des vésicules grâce au magnésium pour pouvoir traverser la fente synaptique et passer d’un neurone à l’autre. L’alimentation est donc un facteur sur lequel nous pouvons agir pour tenter de limiter le stress et de gérer ses émotions.