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Touchant actuellement une femme sur sept, l’endométriose est une maladie féminine qui soulève depuis plusieurs années de nombreuses questions. Cette pathologie, encore rarement dépistée, est caractérisée par la présence d’une grande inflammation au sein de l’organisme amenant la plupart du temps à des douleurs insupportables. Outre les solutions chirurgicales, le traitement de la maladie se concentre principalement sur le soulagement des douleurs dans le but d’améliorer la qualité de vie des patientes. C’est pourquoi les professionnels de santé les orientent vers un traitement médicamenteux la plupart du temps. Or, à la vue de différents témoignages de patientes, ces traitements sont insuffisants et ne leur permettent pas de s’épanouir dans leur quotidien, leur maladie devenant au contraire un véritable handicap. Les femmes cherchent alors à se tourner vers des solutions plus naturelles. Découvrons ici comment adapter son alimentation dans le but de soulager les symptômes de l’endométriose. 

Qu’est-ce que l’endométriose ? 

L’endométriose est une maladie féminine qui atteint l’appareil reproducteur. Elle se définit par la présence anormale, en dehors de l’utérus, de tissu endométrial. Lors du cycle menstruel d’une femme, les ovaires produisent des œstrogènes, une hormone qui épaissit la paroi interne de l’utérus appelée l’endomètre. Si aucune fécondation n’a lieu alors la paroi dégénère et est éliminée par le vagin sous forme de sang lors des menstruations. Chez une femme qui souffre d’endométriose, l’endomètre se développe sur la paroi d’autres organes et continue d’être sous l’influence des hormones présentes dans l’utérus. Il s’effritera alors et se transformera en sang dans le but d’être éliminé. Cependant, ce sang ne pourra s’éliminer normalement et restera donc bloqué, engendrant des lésions fibreuses à chaque cycle menstruel. Une inflammation s’installera alors au sein de l’organisme et diverses fortes douleurs pourront être ressenties. Les causes de développement de la maladie sont encore inconnues même si plusieurs possibilités sont évoquées. Effectivement, on suspecte la présence de cellules indifférenciées, déposées au sein de la cavité abdominale, par du sang lors des menstruations, et qui un jour ou l’autre sans en savoir la raison, se développent et se multiplient. Les facteurs de risques sont peu nombreux mais on pointe du doigt les facteurs génétiques ainsi que des facteurs environnementaux comme l’exposition à des perturbateurs endocriniens. Le diagnostic est long et reste encore compliqué. Après différentes consultations gynécologiques, il repose en premier lieu sur une échographie, puis en second lieu sur une analyse histologique, nécessaire pour détecter la présence de lésions et surtout de tissu endométrial sur des zones où il ne devrait pas l’être. Les symptômes sont divers et sont le plus souvent corrélés à la localisation, à l’extension de la maladie et à l’innervation des tissus. Comme dit précédemment, la douleur est le principal symptôme. 

Quelle est la place de la nutrition au sein de l’endométriose ? 

Une alimentation anti-inflammatoire

L’inflammation est au cœur de l’endométriose. La réaction inflammatoire est un processus normal de la part de l’organisme qui tente de se battre contre un élément étranger. Ce phénomène devient anormal à partir du moment où il dure dans le temps. Ici, il est important de différencier l’inflammation aiguë, qui se produit lorsque l’organisme lutte contre un virus ou une bactérie, et l’inflammation chronique, qui perdure et qui est généralisée par un mécanisme sous-jacent. L’inflammation peut également être entretenue et amplifiée par une alimentation déséquilibrée. Dans le cas d’une pathologie inflammatoire, il sera alors utile de porter une attention particulière sur son alimentation. Voici quelques conseils pour limiter l’inflammation grâce à l’alimentation : 

  • Rééquilibre du ratio oméga 3 / oméga 6 :

Les oméga 6 et les oméga 3 sont deux acides gras polyinsaturés qu’il est nécessaire d’apporter à notre organisme grâce à l’alimentation car notre corps ne peut pas les fabriquer. Chacun de ces acides gras a des propriétés différentes. Les oméga 6 diminuent la fluidité sanguine et accentuent certains phénomènes inflammatoires, ce qui peut engendrer des risques cardiovasculaires. Au contraire, les oméga 3 rendent le sang plus fluide et possèdent des propriétés anti-inflammatoires. Il a donc été montré scientifiquement qu’il est nécessaire de pouvoir équilibrer les apports pour profiter de leurs bénéfices. 

Les oméga 6 sont présents dans de nombreux produits et il est souvent plus facile de les consommer. Cependant, pour rétablir le ratio, il est nécessaire de porter une attention particulière à la consommation d’aliments riches en oméga 3. On les retrouve principalement dans les poissons gras (saumon, hareng, sardine, maquereau…), les graines oléagineuses (graines de chia, noix, graines de lin…) et certaines huiles végétales (huile de colza, huile de lin…). Une alimentation riche en oméga 3 permettra de réduire l’inflammation au sein de l’organisme. Dans le cadre d’une endométriose, ces nutriments sont donc intéressants pour soulager les symptômes. 

  • Apport en antioxydants (fruits, légumes, thés et tisanes)

Les antioxydants, contenus dans divers aliments, permettent de lutter contre la formation de radicaux libres. Ces derniers participent au vieillissement des cellules et peuvent également entretenir des inflammations au sein de l’organisme. Un apport en antioxydants permet donc de limiter ces phénomènes et de garder les cellules en bonne santé. Par conséquence, ce nutriment peut être intéressant pour limiter l’inflammation chronique liée à l’endométriose. On le retrouve principalement dans les fruits et les légumes. Plus ces derniers sont colorés, plus ils contiennent d’antioxydants (carottes, épinards, tomates, abricots, fruits rouges…). Il faut plutôt les consommer crus car la cuisson peut détériorer l’apport en vitamines et en antioxydants. On retrouve aussi de nombreux antioxydants dans des thés, des tisanes et d’autres « super aliments » comme les baies de Goji, les cranberries, l’acérola, l’açaï, la spiruline… 

  • Pratique d’une activité physique adaptée

De nombreuses études scientifiques ont démontré un lien entre la pratique d’une activité physique sportive et le soulagement de douleurs. En effet, lorsqu’on fait du sport, notre organisme sécrète davantage d’endorphines. Ces dernières sont des hormones associées au soulagement des douleurs mais aussi à la sensation de relaxation et de bien-être. Cependant, lorsqu’on souffre d’endométriose, il n’est pas toujours facile de pouvoir pratiquer une activité physique à cause des douleurs. Il faut donc pouvoir adapter son activité physique à ses conditions. Il existe aujourd’hui de nombreuses activités physiques adaptées qui permettent de libérer ces endorphines sans se faire du mal. En effet, la pratique de 45 minutes de yoga, de stretching, d’aquagym, de natation ou encore de jardinage permettent une libération efficace d’endorphines. 

  • Réduction de la consommation d’aliments inflammatoires

Chaque organisme réagit de façon différente face à son alimentation. Certaines personnes n’aiment pas tel ou tel aliment, d’autres sont allergiques à celui-ci et certaines ont des problèmes de digestion selon leur assiette. Dans le cas d’une endométriose, les femmes réagiront de manières différentes à certains aliments. En effet, certains d’entre eux peuvent provoquer ou accentuer une inflammation au sein de l’organisme. Cela peut être le cas pour les céréales contenant du gluten, pour les produits laitiers, les matières grasses cuites, l’alcool, la viande rouge… Il sera intéressant de pouvoir être accompagnée sur son alimentation lors de cette pathologie afin de satisfaire ses besoins, de se faire plaisir et de pouvoir améliorer ses qualités de vie. 

Une alimentation qui limite le déséquilibre hormonal

L’endométriose peut aussi être aggravée par divers facteurs dont un dérèglement hormonal entre les œstrogènes et la progestérone. Il faudra se rapprocher de votre médecin pour avoir plus de détails. Cependant, l’alimentation peut tenter de réguler ce déséquilibre.

  • Limitation de l’exposition aux perturbateurs endocriniens   

De nos jours, on retrouve de plus en plus de perturbateurs endocriniens dans nos aliments. Ces derniers sont décrits par l’Organisation Mondiale de la Santé comme « une substance ou un mélange de substances qui altèrent les fonctions du système endocrinien et de ce fait induit des effets néfastes dans un organisme sain, chez sa progéniture ou au sein de sous-population ». On peut par exemple retrouver ces perturbateurs au sein des fruits et légumes. En effet, l’utilisation de plus en plus fréquente de pesticides expose la population à leur consommation. Or, les pesticides sont des perturbateurs endocriniens et peuvent être nocifs pour la santé. Il sera alors conseillé pour les produits dont la peau est fine, de rincer les fruits et légumes ou si possible de consommer des produits issus de l’agriculture biologique. On retrouve aussi des perturbateurs endocriniens au sein de produits industriels. L’emballage, les colorants et les additifs peuvent faire basculer votre régulation hormonale. Dans le cas d’une endométriose, la cuisine maison sera conseillée pour limiter l’exposition à ces composants. Enfin, il faudra porter une attention particulière à l’origine des produits pour les aliments mais également pour les cosmétiques.

  • Apport suffisant en zinc

Le zinc est un minéral essentiel au sein de l’organisme qui semblerait avoir des propriétés bénéfiques dans le cas d’une endométriose. En effet, le zinc participe à la synthèse et au renouvellement des hormones. Il peut donc imiter la production accrue d’œstrogènes. De manière générale, le zinc joue un rôle au sein du système immunitaire et de la régulation de l’inflammation. Enfin, une étude assez récente prouve un lien entre un apport en zinc suffisant et la protection des follicules permettant d’augmenter la fertilité.

En conclusion, l’alimentation peut jouer un rôle au sein d’une pathologie comme l’endométriose. Face à l’observation d’une augmentation du cas de femmes atteintes d’endométriose, les études scientifiques semblent se tourner vers la prescription de méthodes plus naturelles afin de soulager les douleurs d’une part et d’améliorer leur qualité de vie en soulageant d’autres symptômes d’autre part.

Ce sujet reste très étudié encore de nos jours et nous pouvons penser que de multiples solutions comme la sophrologie, l’aromathérapie ou bien encore la phytothérapie s’offriront aux femmes souffrantes d’endométriose d’ici quelques années. Cette pathologie est handicapante mais il existe des solutions pour tenter d’améliorer la qualité de vie des patientes. Une prise en charge pluridisciplinaire et personnalisée peut être un élément clé au sein d’une pathologie aussi répandue actuellement.

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L’astuce de diet :

Les méthodes naturelles pour se soigner ne cesse de fleurir de nos jours. L’alimentation, en parallèle d’un traitement, peut réellement aider une patiente lorsqu’elle souffre d’endométriose pour améliorer son quotidien !

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